Tour Eiffel : Le Maire de Paris demande que toute la lumière soit faite sur les conditions de visite d’une délégation religieuse
Communiqué
Mise à jour le 08/09/2026 à 15h43
Égalité homme-femme
Politique de la Ville
La Ville de Paris a pris connaissance, hier, du mouvement de salariés de la Tour Eiffel dénonçant les conditions d’organisation de la visite d’une délégation de l’organisation religieuse hindoue BAPS, ainsi que la mise à l’écart qui aurait concerné plusieurs membres féminins du personnel.
Ce mardi, le Maire de Paris, aux côtés d’Ariel Weil, président de la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE), s’est rendu sur place afin de rencontrer les représentants syndicaux, de recueillir leur témoignage et de leur réaffirmer son plein soutien. Il s’est également entretenu avec le directeur général de la Société d’exploitation de la Tour Eiffel afin de rappeler les principes fondamentaux que l’ensemble des opérateurs de la Ville de Paris se doivent de respecter.
La Ville de Paris, actionnaire majoritaire du monument, rappelle avec la plus grande fermeté que l’égalité entre les femmes et les hommes constitue un principe qui ne saurait souffrir aucune exception. À la Tour Eiffel, comme dans l’ensemble des équipements et services parisiens, chacune et chacun doit pouvoir exercer ses fonctions et circuler librement, sans aucune distinction fondée sur le sexe ou de toute autre forme de discrimination.
En ce sens, deux enquêtes ont été immédiatement diligentées afin que toute la lumière soit faite sur les conditions dans lesquelles cette délégation religieuse a été accueillie, ainsi que sur les éventuels faits de mise à l’écart de membres du personnel. La première enquête sera menée en interne par la SETE, avec l’intervention d’un prestataire extérieur indépendant. La seconde sera diligentée par la Ville de Paris elle-même, en sa qualité d’autorité de tutelle, afin de comprendre la chaîne des décisions ayant conduit à cette situation et de s’assurer que de tels faits ne puissent plus se reproduire.
Les conclusions de ces deux enquêtes sont attendues dans un délai de sept jours.
« La colère des salarié·es est aussi la mienne. J’ai tenu à aller à leur rencontre aujourd’hui pour leur apporter mon plein soutien. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un principe négociable ou ajustable. Elle doit s’appliquer partout. Nous tirerons toutes les conséquences de cet événement inadmissible » déclare Emmanuel Grégoire, maire de Paris